Vous reprendrez bien un peu de musique live?

Une foule en délire pour 4 garçons dans le vent. Ca ne vous rappelle rien?

En faisant le décompte, il y a toujours plus d’arguments nous incitant à rentrer dans sa coquille qu’à en sortir pour partager… La crise, les trois euros se battant au fond du portefeuille, les contrôles de gendarmerie, la morosité ambiante, les plaintes pour tapages nocturnes… Mais au fond ce n’est pas vraiment ce que nous souhaitions… Non. En fait, nous attendions juste d’être touché par la fragilité et la poésie de la musique live… Ca tombe bien, j’ai fait une nouvelle rencontre. Le groupe K’maZine. Je vous présente?

Au centre, il y a ce gringalet un peu farouche. Fix. Un humour pas piqué des vers, une culture musicale sans faille, une voix d’écorché vif et une guitare franche et dynamique, qui nous projettent dans un univers proche de l’Ohio…

A gauche, c’est à Bruno que nous avons à faire. Polonais à forte poitrine (et quand on connait la taille de son cœur, c’est à peine ce qu’il lui faut) doté de doigts de fée flirtant sur les cordes de sa guitare pour nous offrir un flow très swing.

Un peu plus au fond, la rencontre est du troisième type. Il s’agit de Roberto. Un musicien discret, mais non moins talentueux. Inventeur de son propre instrument: le Robertophone. Proche de la contrebasse, mais pas trop…

Et enfin, celui que les techniciens de scène oublient souvent d’éclairer. Alain, Pierrot, Jo Cajun (c’est au choix). Le percussionniste, également choriste à ses heures. Clé de voûte de ce quartet hétéroclite, il met en ondes tout ce que ses joyeux trublions lui apportent comme matière. Professionnel de la console autant que de la cymbale.  A eux quatre, ils incarnent le groupe K’Mazine. Quartet champêtre inspiré.

Mais ces explications auront beau exciter les amateurs. Ils auront beau se ruer chez les disquaires (paix à leurs âmes) pour écouter  le dernier cd de ces Beatles de campagne. Rien ne saura jamais remplacer la magie d’un instant passé à les regarder jouer.

Les intellectuels ne conçoivent pas de regarder un film doublé en français? Il en va de même avec la musique. Comment l’appréhender dans toute sa volupté, si on ne peut pas la toucher, la voir, la sentir ? Impossible de remplacer cette montée d’adrénaline qui monte au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent en direct. Non vraiment. On n’a pas le choix ma pauv’ Lucette, il faut se bouger le derche… Faut y aller aux concerts !

Car « K’Mazine », ces quatre musiciens en chair et en os, ne sont pas juste des artistes de plus. Ils sont les dignes représentants d’une musique vivante. De bistrot, de quartier.  Appelez ça comme vous voulez…

Dans leur Gers, esseulés, ils attirent à eux les assoiffés de musique et les âmes errantes en mal de poésie. Un rade de 15 personnes ou une scène ouverte avec 1000 jeunes en furie… Qu’importe… L’énergie qui nous propulse hors de nos coquilles est déjà là. Ensuite, ce n’est que pure détente et « entertainement », comme ils disent. Entre reprises de chansons à texte, de rock, de reggae… Le tout savamment enveloppé d’un brin de swing… On se surprendrait même à se dandiner. Mais attention, pas trop quand même ! Faudrait pas commencer à s’amuser…

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Petit précis d’arnaque bio…

Pourquoi chercher les ennemis de l’autre côté de la ligne, alors qu’il suffit parfois d’observer  ses propres rangs…? C’est ce qu’il se passe depuis déjà trop longtemps dans le domaine de la consommation bio… A trop vouloir sauver la planète bleue pour la rendre plus verte, elle se transforme petit à petit en un bain de boue géant… On ne sait plus sur quoi on met les pieds, ni même à qui se fier… Quelques exemples pour illustrer ce propos ?

Tout a commencé dans les années 60/70, grâce au militantisme acharné de quelques irréductibles babas cool persuadés que l’avenir de la planète était à chercher dans l’écologie. Quelques années, passèrent et avec elles, des Greenpeace, des WWF, des Al Gore, et des Nicolas Hulot furent sur-médiatisés. Leur combat semblait presque gagné lorsque l’opinion publique s’empara du phénomène pour en faire son nouveau crédo…

C’était sans compter sur les industriels malmenés par les médias. Taxés alors de profiteurs sans vergogne, de pollueurs et d’esclavagistes et qui devant de telles attaques, ont vite décidé de tout repeindre en vert et de passer de l’autre côté de la barrière…

C’est ainsi qu’aujourd’hui, chers consommateurs avertis, vous pouvez à loisir jouir de produits tous plus green les uns que les autres dans les allées blafardes et froides de vos supermarchés préférés. Une véritable aubaine pour les portefeuilles qui se voient profiter de produits bio de super qualité à « pas cher bon prix » … Enfin, ça c’est du marketing…

Car derrière ces affaires alléchantes, se cache, entre autres, le scandale des graines germées bio contaminées. Ou encore quelques pauvres travailleurs marocains transpirant sous le soleil espagnol. Sans oublier de jeunes et beaux péruviens sous-payés à ramasser le café pour remplir nos précieuses tasses de caféine bio, mais pas équitable… Car comble du green, bio et équitable ne font pas forcément la paire…

Sans parler de l’équation « bio + écologie » dont le lien est même quelque fois très lointain. En effet, il n’y a rien de plus polluant qu’une compote aux fruits bios dans une gourde jetable, non recyclable, ou de trois bananes et deux avocats bios sous barquette et film plastique, non recyclables. Les yaourts bios dans des contenants en plastique individuel et non recyclable ? Une hérésie qui aurait déjà du disparaître…

Mais ces ennemis ne sont pas les pires. Ils sont d’ailleurs parfaitement identifiés chez les sympathisants du bio, qui de leur côté ont eu vite fait de limiter leurs allées et venues dans les grandes surfaces à quelques indispensables, introuvables en bio ou trop chers. Car oui, certains produits bio reste chers. Ou peut-être sont-il juste correctement payés aux éleveurs et transformateurs? L’enquête reste ouverte…

Non, figurez-vous qu’il se trouve même quelques ennemis, habilement cachés sous des uniformes de «bio-man». Ils sont très facilement reconnaissables. Ils aiment le bio ET l’argent.  Mais surtout l’argent.

Ainsi, dans la campagne, gersoise en l’occurrence,  se profilent de temps à autre quelques festivités culturelles « labelisées » bio, organisées par des agriculteurs respectueux de l’environnement. Mais certainement pas de leur concitoyens. Puisque c’est sans aucune honte qu’ils vous invitent à venir profiter d’un simple concert en plein air dans un champ, avec une entrée à 10€ (par jour!) et des bières et des verres de jus ou de vin bios à 2,5€.

Au fond, ils ont raison. Il ne faudrait quand même pas confondre valeurs bios avec solidarité et humanité… Rien à voir… Et puis le bio, c’est pas pour tout le monde, il faut savoir le mériter…

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ChoupiLand

Préface

Premiers pas vers l’indépendance d’une jeune famille. Un lopin de terre, un tas de cailloux, deux tentes mongoles, de la sueur et beaucoup d’exigence pour un paradis en péril: la liberté de créer pour exister!

Au départ, une simple envie.  Plus forte que tout. Et à laquelle le passé d’une famille paysanne n’y est pas étrangère. Une maison à soi!  Plus de sous gaspillés dans un loyer. Il voulait du durable. Quelque chose dont il puisse être fier. A léguer à ses descendants.  Et ensuite, si possible, pouvoir y faire ce qu’il lui plaît. Créer sans peur d’être importuné. De l’utile à l’inutile. Du musical au confortable. Du bois, de l’os, du cailloux, des plantes… Peu importait la matière pourvu que l’œuvre soit entière.

C’est ainsi que Fabien, sa compagne importée et son mini-gascon de fils se mirent en quête d’un lopin de terre. Dénichée au fond d’une vallée,  une maisonnette délabrée au cœur d’une peupleraie  a rapidement fait l’affaire.  Mais avant la reconstruction du nid de pierre, il lui fallait mettre sa famille à l’abri.

Les yourtes  étaient parfaites. Légères, peu chères et si confortables. Deux ont été nécessaires pour le confort du bébé, dont une grande faisant office de pièce à vivre et une plus petite comme chambre et salle de bains.

Il avait choisi de faire de la cuisine  la pièce finale de ce chapelet d’ovnis. Une cabane ronde, semblable à la silhouette des yourtes et baignée de lumière par une puits de jour central venait de naître de quelques troncs bruts. Pour finir, un toit végétalisé comme casquette de protection allait sans conteste achever de donner son allure à l’ouvrage.

Encore quelques finitions de style, et cette ribambelle de gîtes pour hobbits sera aussi dure à quitter qu’à construire!

AFFAIRE A SUIVRE…

Au centre du chapelet, la Grande Yourte-

Au soleil couchant,   la cabane yourte & au levant, la Chambre/ SDB-


La véritable histoire d’un petit correspondant de campagne

Le quotidien , né en août 1944 et aujourd’hui deuxième quotidien régional français avec plus d’un million de lecteurs en 2007, a bien appris de l’époque qui l’a vu naître. S’il est un journal qui peut prétendre utiliser les journalistes de région comme de la main d’œuvre bon marché, c’est bien celui-là. Mais l’exemple vaut mieux que la leçon.

Aujourd’hui, au journal Sud-Ouest, 1100 correspondants de presse rédigent chaque jour plus des trois quarts des articles pour les 21 éditions locales du quotidien. 287 journalistes en poste les accompagnent dans cette tâche. Soit près de 4 correspondants pour un seul journaliste « encarté »(0).

Les responsables départementaux et les secrétaires de rédaction de chaque bureau veillent à ce que ces correspondants ne sortent pas du rang. Petit doigt sur la couture du pantalon et prose convenue.. Tels de vaillants petits soldats, ces censeurs veillent à contrôler toutes les phrases et envolées lyriques des correspondants, qui contribuent à donner au quotidien son assise de journal local.

Véritable police du verbe en leur maison, les employés de rédaction s’emploient à ce que ces « non journalistes » produisent au final un travail digne d’un localier, armé jusqu’aux dents pour affronter des élus et responsables locaux bien implantés. Une mission au service du pouvoir hiérarchique qui demande sans aucun doute une certaine ardeur.

Mais parfois dans cette armée de correspondants, pointent quelques journalistes au chômage. Tous soucieux de pouvoir diffuser les infos de leur secteur. En bon seigneur, le journal les autorise alors à gaspiller un peu de leur encre (matériel informatique, appareil photo, téléphone…) pour le bien-être du royaume de  la PQ(R). Le tout en échange d’un petit pécule.

Et c’est bien là que le bât blesse. Une simple expérience locale vécue par un journaliste en campagne suffit à éclairer des abus pratiqués à « Sud-Ouest » et ailleurs. Une situation qui dépasse l’entendement et s’apparente plus à une exploitation en règle qu’à une collaboration sereine entre membres d’une même entité.

Ce journaliste encarté depuis bien des années, voit soudain le chômage frapper à sa porte. Désireux de ne pas laisser son savoir faire et ses connaissances sans support pour les distiller, il accepte une fonction de correspondant local de presse pour Sud Ouest dans un chef-lieu d’arrondissement. Une aubaine pour le titre qui voit ses rangs de correspondants s’élargir d’un travailleur connaissant son métier. Sa mission, une fois acceptée consiste dès lors à assurer la permanence des 52 week-ends de l’année, des RTT et quelque fois de semaines entières de remplacement lors des congés annuels du journaliste seul en poste. « Ponctuellement », il est ainsi censé apporter une aide au journaliste titulaire.

Une charge de travail écrasante. Puisque brèves comprises, ce correspondant produira en un an quelques 540 articles, dont la moitié comme papiers de tête de page locale, de rubriques départementales, voire de « Une » ou « der ». Soit plus que bien des journalistes en poste(1). Pour la totalité de ce travail de proximité, il a touché 11 700 €  net ( frais de déplacement compris).

Malheureusement pour lui, le journal ne reconnaît pas sa carte de presse pour cette fonction. On lui refuse ainsi le statut de pigiste pour le rémunérer en honoraires de correspondant local de presse. Activité considérée comme une fonction libérale. Au-delà de 4 900 € d’honoraires, le correspondant est alors assujetti à l’URSSAF. Résultat des courses, 11 700 € reçus et 3 000 € reversés, soit 25 % de charges sociales. Il lui reste moins que le SMIC mensuel. Et les yeux pour pleurer.

Si Sud-Ouest avait été contraint d’embaucher un pigiste, le correspondant aurait dû gagner un minimum de 15 500€ uniquement sur ses papiers essentiels (2)

Et le problème dans ce cas, n’est pas tant la valeur de l’acte payé à ces localiers, mais bien l’attitude d’un journal vis à vis de ses journalistes faisant fonction de correspondants. Sous prétexte d’un budget serré, les dirigeants ne respectent pas les règles du jeu social. Ils embauchent un journaliste de façon précaire à des tarifs ridicules et s’appuient sur sa présence et son dévouement pour lui faire faire un maximum du travail.

Une attitude plus respectueuse était-elle envisageable? Le journal ne pourrait-il pas assumer haut et fort ses besoins réels de rédaction et contracter le personnel adéquate? Apparemment, un CDI était alors indécent dans ce journal! Voilà bien un traitement de l’information de campagne et des gens qui s’échinent à la produire qui fait fi du respect des acteurs d’un grand titre. Lire la suite

Une grande première…

Bienvenue !

Première page d’une longue Histoire entre un support virtuel et une jeune femme bien réelle.

Bonjour

Voici un test.